Franck & moi

Non, je ne vais pas vous parler de mon mari. D'autant qu'il ne s'appelle pas Franck. Je n'ai pas d'amant non plus, et ce n'est pas le nom de mon chien ou de mon hamster, même s'il s'agit bien d'une histoire d'amour...

Le Franck dont je veux vous parler aujourd'hui, c'est le grand, le seul l'unique, c'est un Frank sans 'c" comme je l'ai appris aujourd'hui même, j'ai nommé Frank Sinatra. Ou devrais-je dire LE Sinatra. On dit bien LA Callas pour souligner son intemporalité et son côté unique. Et bien, moi je dis que Sinatra mérite tout autant un article devant son nom. Et sur mon blog, du coup.


source photo : lifetimetv.co.uk

Je sais bien que je vous parle d'un temps toussa, qu'à l'heure de la pop culture, probablement que ce monsieur et ses chefs d’œuvres ne sont plus très courus. Pourtant... Pourtant quel bonheur d'entendre sa voix grave susurrer à mon oreille qu'il m'a under his skin... N'y voyez rien de sexuel surtout, entre Frank et moi, c'est purement platonique. C'est mon imagination qu'il excite, ma capacité à me projeter ailleurs, là où l'herbe serait plus verte...

Quelques notes suffisent à m'embarquer sur la lune. J'appuie sur play, et soudain, me voilà dans les allées de Central Park, au milieu des feuilles mortes tourbillonnantes, emmitouflées dans un manteau marron à motifs, des moufles tricotées couleur crème et une longue écharpe assortie, un vent frais faisant voler mes cheveux. Je parcours les allées en regardant avec tendresse autour de moi les gens courir, les enfants jouer, les vieux donner à manger aux pigeons... Soudain mon amoureux apparaît, me prend dans ses bras et m'embrasse passionnément en me disant quelque chose de stupide comme "je t'aime" ou comme je suis importante dans sa vie... Evidemment, il aurait été pris d'un soudain besoin irrépressible de me le dire, et aurait couru comme un fou à travers toute la ville pour me rejoindre...

Bon. Je crois que c'est l'heure de mon coming-out : je suis une incorrigible romantique, et je le revendique. J'ai grandi nourrie aux comédies romantiques de Nora Ephron (non, rien à voir avec Zac), j'ai vu 73 fois The Holiday, 57 fois "Ce que veulent les femmes" et 168 fois Droit au Coeur (dont je vous recommande particulièrement la BO). Je peux vous raconter touuute l'histoire de Gilmore Girl, vous citer les amoureux de chacune et comment Sookie a découvert à chaque fois qu'elle était enceinte (d'ailleurs, je rêêêve d'ouvrir un salon de thé) et ça m'a donné un cœur de midinette. Je rêve de découvrir New-York en automne, de me promener dans les rues de cette Amérique charmante, chaleureuse, douce, colorée, bienveillante, classe, rigolote, et... rêvée. Car oui, rassurez-vous, je sais, en vrai, elle n'existe pas. En tout cas, pas seulement telle qu'elle est dépeinte dans ces œuvres. D'ailleurs, Frank lui-même n'était pas un homme franchement recommandable, et la féministe en moi s'insurge de me voir me pâmer devant ce monsieur. Mais que voulez-vous, dans ma tête, dans mon cœur, ce monde est là, et ça m'aide à tenir quand la vie devient moche.

Les violons, la clarinette, le piano et les cuivres commencent et, quelque part au-delà de l'arc en ciel, je me réfugie dans cette douceur de vivre où tout s'apaise. J'oublie les requins, la concurrence, l'égoïsme, la cupidité et l'horreur de notre monde qui marche sur la tête, et je vis un moment enchanté, loin du réel, très loin. Et puis j'y reviens décidée à ancrer dans ma vie un peu de cette dimension-là et à le partager avec les autres...

Dean, Frank, Sammy mais aussi Louis, Nina et tous leurs potes que mon père m'a fait découvrir comme on transmet le secret du bonheur - faisant de moi cette sorte de naïve que je suis - sont ma drogue douce. Et d'ailleurs je vous la recommande : vous verrez elle est très addictive, très puissante et aucun placebo n'existe. Mais je crois que l'humanité entière y gagnerait si on y succombait tous... 

Si vous y regardez de plus près, cet article pourrait bien vous y aider, et si vous le réclamez suffisamment, je pourrais même devenir votre dealer en vous créant des playlist musicales et vidéo...

Je vous laisse : je dois aller guetter l'automne (dont je vous parlerai bientôt) et les premiers flocons pour pouvoir entonner "let it snow let it snow let it snow...", un bonnet enfoncé jusqu'au nez.


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CONVERSATION

3 commentaires:

  1. Ai-je besoin de signer ?9 septembre 2015 à 08:42

    On aura au moins échappé à JJG... ;-)

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  2. Ai-je besoin de signer ?9 septembre 2015 à 08:51

    P.S. : Rassure-moi, tu as écrit "Franck" pour franciser son prénom, comme tu l'as fait pour ses titres de chansons ? :-)

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  3. hum... il fût un temps où tu me soufflais mes erreurs en privé, en gentleman... Tout passe, tout casse hein... Pour le coup, non, j'ai fait une bête erreur. Sans doute à cause d'un souvenir des yeux bleux d'un Franck remontant à mes années collèges qui m'émeut encore...

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